[PORTRAIT] Philippe Detavernier (IÉSEG 1976) – Un mot, un seul… Auchan

Oct 03, 2019

***English version below***

Que peux-tu nous dire sur ton parcours professionnel ? 

Mon parcours pourrait se résumer en un seul mot : Auchan ! J’ai en effet eu la chance d’évoluer et de construire ma carrière au sein de ce groupe où opportunités et choix se sont enchaînés entre 1977 et 2017. J’ai commencé ma carrière en tant que Chef de Rayon pour Auchan Petite Foret, près de Valenciennes. Par la suite, j’ai occupé diverses positions telles que Contrôleur de gestion, Directeur de Centrale et Directeur Général pour ne citer que celles-ci. Ces changements de postes m’ont permis de travailler dans plusieurs magasins de la région Nord et de me construire professionnellement parlant mais également humainement avec les équipes que j’ai pu côtoyer.  


En 2011, je quitte Auchan sans le quitter vraiment… Je suis recruté comme Directeur Général pour Alinéa, qui appartient à Auchan Holding. Mes fonctions sont enrichissantes et surtout variées. Je jongle ainsi entre des missions RH, avec le renouvellement de l’équipe de direction par exemple ; des missions plutôt tournées vers le commerce, avec le développement du e-commerce représentant 10% du chiffre d’affaires ; tout en gardant un peu de temps pour des missions de gestion où la mise en place de la nouvelle politique d’achats en Chine et la réécriture du projet d’entreprise Neo ne sont que des exemples parmi tant d’autres. 
Ces 40 ans de carrière ont été une expérience unique, qui m’ont offert la chance de grandir professionnellement mais également personnellement.

Comment occupes-tu tes journées aujourd’hui ?

J’ai coutume de dire que mon premier métier est la retraite. En parallèle de cette activité qui me prend étonnamment beaucoup de temps, j’ai également créé une SASU, une société à actions simplifiées unipersonnelle. Je rends compte à mon président – moi-même – et la bonne nouvelle est que l’on est toujours d’accord ! Sinon, plus sérieusement, je fais du conseil, consulting et courtage d’affaires.

Peux-tu partager un souvenir de tes années IÉSEG ?

Ma première année m’a beaucoup marquée mais pas forcément dans le bon sens… J’ai obtenu mon bac B, soit à l’époque le bac orienté vers les sciences économiques et sociales et comportant seulement une initiation aux mathématiques qui étaient nécessaires à l’étude de ces sciences. Ce fut malheureusement une erreur car les cours de première année étaient essentiellement tournés vers les maths, les stats et tout ce qui en découle… Une chance pour moi, j’ai pu combler ce retard, ce qui m’a simplifié la vie par la suite !

Comment était l’École à ton époque ?

Pour moi l’IÉSEG était une école sportive, notamment avec l’équipe de Rugby. C’était également une école à taille humaine où l’on connaissait l’ensemble de ses camarades de promo mais également certains des promos précédentes et suivantes ! Nous étions 72 dans ma promo, divisés en 2 options. De mon côté, j’ai choisi l’option Quantitative de Gestion. Avec le recul je me dis que ça peut laisser rêveur mais comme on dit, autres temps, autres mœurs !
J’ai également été marqué par les enseignants de l’époque qui étaient vraiment calés dans leur domaine, et encore le mot est faible. Je me souviens de Michel Falise, Gaston en compta ou encore Sturbois en stats…
As-tu gardé le contact avec tes camarades de promo ainsi qu’avec l’École ?
Oh oui, les amitiés IÉSEG c’est pour la vie ! Je vois encore régulièrement Christian Druelle, Patrick Flament et Jacques Lucas, avec qui je jouais au Tarot à l’époque. Deux d’entre eux, originaire du Nord, étaient d’ailleurs présents à mon repas de départ en retraite, il y a 1 an. 
Concernant l’IÉSEG, j’ai récemment été en contact avec Jean-Philippe Ammeux (IÉSEG 1978). Je suis également, un peu à distance, le parcours de Thérèse Lebrun (IÉSEG 1976), Président-Recteur Délégué de l’Université Catholique de Lille.
As-tu un conseil pour les jeunes diplômés ?
Difficile de répondre à cette question avec l’évolution et les changements qu’a connu l’IÉSEG, surtout avec son côté international qui n’existait pas à mon époque. Néanmoins, deux choses m’ont marqué dans toute ma carrière et j’ai la prétention de penser que c’est encore vrai aujourd’hui :

1.    L’important est de savoir faire avant de faire faire : cela permet d’avoir plus de crédibilité et l’on gagne du temps.
2.    Les relations humaines, sur lesquelles on ne s’attardait pas forcément à l’époque, sont essentielles. Vous retirez beaucoup plus lorsque les gens vont dans le même sens que vous, ou pour le formuler autrement, lorsqu’ils courent pour vous. Vous verrez vous leur ferez faire des miracles ! 

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Philippe Detavernier (IÉSEG 1976) - In a word… Auchan

What can you tell us about your career path?

My career path can be summed up in one word: Auchan! By which I mean I’ve had the good fortune to grow and develop my career within the group where I built on the opportunities I was given and choices I made from 1977 and 2017. I started my career as Department manager for Auchan Petite Foret, near Valenciennes. After that, I held various positions such as Financial Controller, Central Director and General Manager to name but three. These job changes allowed me to work in several stores in northern France and to develop both professionally and as a person with the teams that I worked with.
In 2011, I left Auchan without really leaving as I was recruited as General Manager for Alinéa, which belongs to Auchan Holding. It was a role that was rewarding and above all varied. I juggled HR missions, such as renewing the management team, with more commercial tasks - developing e-commerce that represents 10% of turnover - while also spending a bit of time on management tasks such as implementing the new procurement policy in China and rewriting the Neo business project, to give just a couple  of many examples.
It’s a 40-year career that was a unique experience and which gave me the chance to grow professionally but also personally.

How do you fill your days now?

I have a habit of saying that my first job is retirement. But as well as being retired, which takes up a surprising amount of time, I also set up a SASU, a simplified single-share company. I report to the president - myself - and the good news is that we always agree! Otherwise, joking apart, I do advisory and consulting work and business brokerage.

Could you share a memory from your years at IÉSEG?

My first year made a big impression on me, but not necessarily for the right reasons ... I’d got my Bac B, which at the time was the baccalaureate for economics and social sciences with only an introduction to the maths that was necessary to study these sciences. This was unfortunately a mistake because the first-year courses were mainly maths, stats and everything else that comes with it... Luckily for me, I was able to catch up, which made my life easier afterwards!

What was the school like in your day?

From my point of view, IÉSEG was a sporty school, especially with the rugby team. It was also a small school where everyone knew all their classmates and also some of those in the years above and below! There were 72 of us in my year, divided between two options. I chose the Quantitative Management option. With hindsight I think it was a dream come true but, as they say, it was different times!
I also remember teachers of the time who were really passionate about their fields, and that’s putting it mildly. I remember Michel Falise, Gaston on accountancy or Sturbois  on stats…

Have you kept in touch with the graduates from your year and with the school?

Oh definitely, IÉSEG's friendships are for life! I still regularly see Christian Druelle, Patrick Flament and Jacques Lucas, with whom I played Tarot at the time. Two of them, who come from northern France, came to my retirement meal a year ago.
As for IÉSEG, I was recently in contact with Jean-Philippe Ammeux (IÉSEG 1978). I am also, a little more distantly, in touch with Thérèse Lebrun (IÉSEG 1976) who is now President-Rector Delegate of the Catholic University of Lille.

Do you have any advice for recent graduates? 

It’s difficult to answer this question with all the developments and changes that have taken place at IÉSEG, especially on the international side that did not exist in my day. Nevertheless, two things have struck me throughout my career that I think still hold true today:

1.    The important thing is to know how to do something before doing it: it gives you more credibility and you save time.
2.    Human relations, which we didn’t necessarily linger on in my time, are essential. You achieve a lot more when people are going in the same direction as you, or to put it differently, when they are running for you. You’ll see them work miracles!
 


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